Portrait d’espoir Jake Oettinger

Crédit photo : nhl.com

Jake Oettinger, gardien émérite de l’Université de Boston, cherchera à se retrouver, plus tôt que tard, devant le filet d’une équipe professionnel de la LNH. Pour se faire, il devra passer par le repêchage de la LNH où il souhaite mettre un terme aux hésitations qui forcent continuellement les gardiens à attendre au deuxième tour avant de trouver preneur.

Jake Oettinger (prononcé avec un ‘‘G’’ doux) impressionne depuis les U17 en 2014-2015. Lors de cette compétition, il avait affiché un pourcentage d’arrêt impressionnant de 93.4% et une moyenne de buts alloués de 1,34 en trois parties en route vers une médaille d’argent. L’année suivante, après avoir assisté à titre de second à la conquête américaine des U18 en 2014-2015, Oettinger s’est emparé du filet et d’une médaille de bronze avec une moyenne accordée de 1,50 buts par match et un pourcentage d’arrêt de 93.4%, démontrant à la fois d’excellentes compétences et une bonne constance. Finalement, lors du CMJ 2017, Oettinger a profité de la tutelle de Woll et de Parsons alors qu’il complétait l’ardoise américaine devenant pour une deuxième fois récipiendaire d’une médaille d’or lors d’une compétition internationale.

Certains pourraient douter de sa capacité à mener une équipe vers une grande victoire comme gardien numéro un, soulignant que ses deux médailles d’or furent obtenus comme gardien substitut. Cependant, Oettinger n’a pas hésité à saisir le filet chez une très bonne formation avec l’Université de Boston, présentant un pourcentage d’arrêt de 92.7% et une moyenne de buts alloués de 2.11 en 35 parties au sein de la puissante conférence du Hockey East de la NCAA qui regroupe les formations du Boston College, Notre Dame, Providence et UMass Lowell.

Analyse du talent

Oettinger est un cas typique du gardien moderne : il se sert judicieusement de sa grande taille et il accorde une attention particulière à son positionnement pour fermer la porte aux tirs adverses. Ses 6’4’’ feront baver les dépisteurs et sa capacité à suivre la rondelle à travers les jambes et les bâtons devant lui, une compétence qu’il travaille depuis bien longtemps, offrent à ses entraîneurs potentiels une très bonne base technique. Ce cerbère est calme dans son filet et il fait preuve d’un bon contrôle des rebonds et d’un bon coup de patin lorsqu’il lui est demandé de demeurer centré avec une rondelle agitée devant lui.

Quant aux aspects de son jeu qu’il devra améliorer, on peut cibler son jeu avec la rondelle derrière le filet. Calme de nature, Oettinger prend parfois un peu trop de temps à faire un jeu et, dans les ligues professionnelles, ce temps ne lui sera pas accordé. De plus, tout comme une bonne portion des jeunes gardiens qui se concentrent sur le positionnement et les déplacements restreints, Oettinger éprouve parfois des difficultés dans les situations où il bénéficie de l’utilisation de son athlétisme et d’une dose d’urgence.

Oettinger a toutefois tout fait pour convaincre les dépisteurs qu’il sera digne des Murray, Saros et Vasilevskiy plutôt que des Campbell, Visentin et McCollum. D’ailleurs, le manque de profondeur de l’encan 2017 pourrait augmenter la valeur d’un gardien de but. Quel que soit son rang de sélection final, le représentant de l’Université de Boston deviendra certainement un nom bien connu par un grand nombre des partisans d’une des 31 équipes de la LNH d’ici juillet.

Forces

  • Bon gabarit qui couvre bien le filet
  • Positionnement
  • Calme
  • Bon contrôle et suivi des rebonds
  • Capacité à suivre la rondelle
  • Déplacements

Faiblesses/À travailler

  • Contrôle de la rondelle derrière le filet
  • Meilleure utilisation de son athlétisme
  • Réaction parfois un peu lente

Comparaison : Braden Holtby, Capitals de Washington

Jake Oettinger pourrait voir son nom appelé aussi tôt que vers le troisième tiers de la première ronde, mais plus probablement en deuxième ronde.

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